Un voyage photo bien préparé, c’est aussi un sac bien organisé — et les cartes mémoire en font partie. Partir avec une seule carte de 512 Go peut sembler pratique, mais c’est un risque considérable : une défaillance, un vol ou une perte, et c’est l’intégralité de votre voyage qui disparaît. Partir avec dix petites cartes de 32 Go est lourd et contraignant. La solution équilibrée se situe entre les deux, et dépend de votre durée de voyage et de votre volume de production.

Pour un voyage de deux semaines avec un volume moyen (200 RAW par jour), deux cartes de 128 Go constituent un bon équilibre. Vous alternez entre les deux, en gardant la carte pleine comme backup jusqu’au prochain import. Si vous avez accès à un ordinateur ou un SSD portable, vous pouvez utiliser des cartes plus petites et les reformater après import. Si vous n’avez aucune possibilité de backup intermédiaire (expédition, trek), privilégiez trois cartes de 128 Go minimum pour couvrir l’ensemble du voyage avec de la marge.

Côté vitesse, inutile de surpayer pour les cartes les plus rapides si votre usage est principalement la photo de voyage (paysage, portrait, rue). Une carte UHS-I U3 ou UHS-II V60 d’une marque fiable suffira largement. En revanche, si vous filmez régulièrement en 4K, optez pour une V60 minimum. Un dernier conseil : rangez vos cartes pleines dans un endroit différent de votre appareil — si votre sac est volé, vous ne perdez que les dernières photos. Les boîtiers étanches à cartes mémoire coûtent quelques euros et peuvent sauver des mois de souvenirs.