L’UHS-I et l’UHS-II sont deux générations du standard SD qui coexistent sur le marché depuis plusieurs années. La différence fondamentale est physique : une carte UHS-II possède une deuxième rangée de broches dorées sur sa face arrière, absente sur les cartes UHS-I. Cette rangée supplémentaire crée un deuxième bus de communication qui multiplie la bande passante disponible — l’UHS-I est limité à 104 Mo/s théoriques, tandis que l’UHS-II peut atteindre 312 Mo/s.

En pratique, ces chiffres se traduisent par des différences concrètes à deux endroits. Sur le boîtier photo d’abord : un appareil supportant l’UHS-II vidange son buffer plus rapidement après une rafale longue, ce qui réduit le temps d’attente entre les séries. Sur l’ordinateur ensuite : le transfert de 100 photos RAW prend 30 secondes avec une UHS-II rapide contre 2 à 3 minutes avec une UHS-I standard — un gain de temps considérable si vous importez des milliers d’images par semaine. Les cartes UHS-II nécessitent un lecteur de carte compatible (double rangée de broches) pour exploiter leur vitesse maximale.

Le choix entre les deux dépend de votre boîtier et de votre usage. Si votre appareil ne supporte pas l’UHS-II, inutile de payer la différence de prix. Si votre boîtier est UHS-II compatible, la mise à niveau vaut largement le surcoût si vous faites de la rafale intensive ou de la vidéo 4K. Les cartes UHS-II d’entrée de gamme (SanDisk Extreme Pro, Lexar Professional 2000x) se trouvent désormais autour de 60€ pour 64 Go — un investissement raisonnable pour qui photographie régulièrement.