La question du backup terrain est l’une des plus discutées parmi les photographes voyageurs : vaut-il mieux emporter plusieurs cartes mémoire comme stockage principal, ou investir dans un SSD portable pour sauvegarder chaque soir ? Les deux approches ont leurs partisans, et le bon choix dépend autant de votre type de mission que de votre tolérance au risque de perte de données.
Les cartes mémoire supplémentaires offrent la solution la plus simple : pas besoin d’ordinateur ni de boîtier de stockage, pas de câble, pas d’autonomie de batterie à gérer. Vous shootez, vous changez de carte, vous continuez. L’inconvénient est le coût : trois cartes CFexpress Type B de 256 Go représentent un investissement considérable, et vous n’avez aucune redondance — si une carte tombe à l’eau ou est perdue, ces images sont perdues. Cette approche convient bien aux missions courtes (1 à 3 jours) ou quand l’accès à l’électricité est incertain.
Un SSD portable connecté à un smartphone ou une tablette vous permet de copier vos cartes chaque soir et de les reformater le lendemain. Vous bénéficiez ainsi d’une redondance (images en double sur deux supports différents), d’une capacité quasi illimitée pour moins cher au gigaoctet, et d’un workflow d’organisation directement sur l’écran de votre téléphone. L’inconvénient : la procédure d’import prend 20 à 40 minutes par soir, et dépend de la disponibilité de l’électricité. Pour les expéditions de plus de cinq jours avec de gros volumes de données, le SSD portable est presque toujours le choix le plus économique et le plus sûr.